Nos actions
Monsieur le Maire, rendez la cagnotte fiscale aux grenoblois !
Les propriétaires viennent de recevoir leur nouvel avis de taxe foncière. Vous avez pu constater son augmentation dans des proportions ahurissantes. La responsabilité en revient à notre Maire, qui a fait adopter une augmentation des taux de 25%. Elle s’ajoute aux 7% de revalorisation des bases cadastrales. Cette hausse rapportera 49 millions d’euros par an.
Notre ville devient la plus taxée de France pour les propriétaires. Est-ce ainsi que l’on construit de la mixité, le vivre ensemble ? Est-ce ainsi répondre à l’aspiration de nos concitoyens à devenir propriétaires ?
Notre maire nous a trompés ! A la fin de son premier mandat, il annonçait qu’il avait redressé la situation budgétaire et que les finances étaient saines. Il n’a jamais évoqué ses intentions fiscales
lors de sa seconde campagne municipale. Il nous ment encore en affirmant que sa décision était la conséquence de la suppression de la taxe d’habitation alors que cette ressource est compensée à l’euro près par l’État. Il nous trompe encore en affirmant que la hausse était liée à l’inflation tout en sachant que la revalorisation des bases entraînerait une hausse de 7% de la taxe foncière. Soit plus que l’inflation annuelle.
Cette décision est injustifiée, elle ne s’appuie sur aucun projet d’ensemble structuré justifiant une hausse de plus de 40 millions d’euros de la fiscalité locale. Aucune commune de l’agglomération
n’a pris une telle décision. Pourtant toutes les grandes communes de l’agglomération chauffent leurs bâtiments, éclairent leurs rues, rémunèrent leurs fonctionnaires, modernisent leurs écoles.
La vérité c’est que notre Maire en ne présentant pas de projet, voulait se faire une « cagnotte fiscale » sur laquelle il aurait largement la main. Sa majorité ayant été épurée de tout élément récalcitrant, après la démission de 7 élus, dont l’ancien adjoint aux finances !
L’association Demain Grenoble met au débat 4 propositions :
- Présenter un audit indépendant de la situation budgétaire de notre ville.
- Fédérer tous les acteurs, dans leur diversité partisane et construire un projet territorial sur 7 années soit 2030, date de nombreux engagements sur le climat.
- Construire une programmation pluriannuelle des finances, en lien avec la Métropole.
- Réduire les dépenses de fonctionnement, en recentrant l’action publique sur le cœur des compétences de la Ville : tranquillité, salubrité, sécurité.
- Renforcer la justice sociale, arrêtez la fuite en avant de la tarification sociale sur tous les sujets. L’égal accès au service public c’est pour tous, sans condition de revenus, c’est la condition de l’adhésion à l’impôt.
Hakima Necib
Présidente de Demain Grenoble
04/09/2023
Insécurité à Grenoble : La peur doit changer de camp !
Les événements récents qui se sont produits place St Bruno, suscitent beaucoup d’inquiétudes pour les grenoblois. La ville est de plus en plus gangrenée par les trafics, des quartiers entiers sont sous le contrôle des trafiquants, la vie quotidienne des habitants est durement impactée, la peur s’installe face aux menaces et à la violence.
La municipalité actuelle se réfugie dans l’inaction au prétexte que ce serait une compétence d’État, elle est pour la libéralisation du commerce de la drogue. Rappelons que le Maire possède des pouvoirs de police, lui permettant de mener des missions de prévention, de sécurité publique. Que fait Monsieur Piolle dans ce domaine ? Quelles initiatives a-t-il prises à part déclarer que s’il n’y avait pas de consommateurs il n’y aurait pas de dealers ! Tous les responsables publics déplorent l’absence de travail en commun avec cette municipalité. Au nom de ses choix partisans Monsieur Piolle refuse de travailler avec l’État et ses représentants et la Métropole. L’absence et le silence du Maire, aux côtés du Vice-Procureur et du Préfet, lors de l’opération de police place St Bruno, sont éloquentes ! Ce n’est pas son problème et il a mieux à faire entre plateaux de télévisions parisiens et réunions de son parti.
En charge des questions de prévention et de sécurité comme conseillère municipale lors d’un précédent mandat politique, j’ai mesuré la difficulté de cette responsabilité, j’en assume les insuffisances, parfois, des résultats de l’action publique menée. Mais, je revendique une action volontariste, en construisant un partenariat efficient avec les forces de polices. Face à ce vaste problème sociétal et politique, c’est toute la société qui doit s’interroger. La sécurité de nos concitoyens ne doit pas nous diviser !
Ainsi, toutes les forces vives grenobloises doivent être mobilisées, les habitants eux-mêmes impliqués, les autorités étatiques pleinement associées, car la sécurité dans l’espace public est œuvre de construction collective. Demain Grenoble a pris l’initiative d’organiser des rencontres dans tous les quartiers, afin que les grenoblois s’emparent de cette question afin de tracer des perspectives pour sortir du fatalisme et de l’impuissance.
Demain Grenoble proposera aux formations politiques, qu’ensemble nous puissions travailler ce sujet et dégager des propositions empreintes de détermination. Divisés, les mafias du trafic l’emporteront, rassemblés autour d’un projet de sécurité républicain nous pourrons les faire reculer !
Pour le collectif Demain Grenoble
Hakima Necib
31/08/2023
Demain Grenoble soutient le communiqué de presse du Collectif des Italiens de Grenoble et de l’Isère : Un air de vérité Monsieur Piolle !
De nombreux italiens de souche et français d’origine italienne ont été surpris des contre- vérités émises par Eric Piolle, Maire de Grenoble, lors de l’interview sur BFM, le 12 juillet dernier au sujet des Italiens de Grenoble.
Non, Monsieur Piolle, il n’y a jamais eu, même il y a 40 ans, d’inscriptions dans les bars : « Ni chiens ni Ritals » à Grenoble. Vous confondez avec le film d’Alain Ughetto « Interdit aux chiens et aux Italiens » sorti en 2022, qui relate l’histoire d’une famille piémontaise au début du XXe siècle.
Le titre du film, « Interdit aux chiens et aux Italiens », renvoie à l’italophobie présente au sein de la société française au cours des années 1875-1914, dans un contexte de montée des nationalismes européens, de tensions diplomatiques récurrentes entre la France et l’Italie et de crise sur le marché du travail hexagonal.
Non, les Italiens n’étaient pas relégués. Depuis plus de 100 ans d’histoire commune avec la France, ils ont tissé des liens économiques, culturels et politiques en contribuant par leur travail à s’insérer au sein de la société d’accueil. Il n’est pas faux de dire que les Italiens ont bâti Grenoble au lendemain de la seconde guerre mondiale tant ils excellaient dans le bâtiment et dans divers corps de métiers.
Non, les Italiens n’étaient pas tous des dealers appartenant à des mafias, ou apparentés à des délinquants vivant de la drogue ou de la prostitution. La grande majorité ont su s’insérer pour vivre dignement en participant activement aux valeurs de la République.
Non, le racisme n’a pas ciblé spécifiquement les Italiens même si tout au long de l’histoire, il y a eu des faits graves et notamment ceux d’Aigues -Mortes en 1893.
Vous contribuez, Monsieur Piolle, par vos mensonges, à mépriser l’histoire des Italiens du Département de l’Isère et par là-même à renforcer des stéréotypes inacceptables pour chaque communauté issue de l’immigration.
Vous faites votre propre histoire au détriment de l’histoire. Ne méprisez pas ceux qui ont contribué grandement au service de la France par leur investissement sans faille.
Collectif des Italiens de Grenoble et de l’Isère
17/07/2023
CCAS : les salariés en souffrance, le Centre Communal d’Action Sociale en perdition !
La situation des ressources humaines à la Ville et au CCAS est très inquiétante. Le 23 mars dernier, le syndicat CFDT adressait une lettre ouverte aux membres du conseil d’administration du CCAS, aux élus, au médecin de prévention pour les alerter au sujet du mal être que vivent une grande majorité des agents du Centre Communal d’Action Sociale de Grenoble. Un contexte managérial oppressant, un pilotage défaillant, génèrent de grandes souffrances au travail, mettent en insécurité les agents. Nous dénonçons ce malaise, la dégradation des conditions de travail des agents sont vécus comme un cauchemar. La face visible du mal être des agents est bien le taux d’absentéisme et l’augmentation des risques psychosociaux, la fragilisation des agents. Cette situation est inquiétante car elle paralyse l’action du CCAS. Mais plus la crise s’accroît, plus l’absence du Maire, Président et de son représentant sont vécus comme un abandon. Le silence du Président du CCAS, des élus, sont ressentis comme une forme de mépris, de défiance.
Faire vivre la solidarité à Grenoble, ce n’est pas paralyser l’action sociale !
Le CCAS ne s’inscrit plus dans sa tradition d’expérimentation, d’innovation sociale. Le Maire, Président, n’applique pas les principes d’action qui guident l’action sociale : prendre soin, participer et faire participer les professionnels. Monsieur le Président, réveillez-vous, mobilisez-vous, emparez-vous de la situation ! Améliorez d’urgence les conditions de travail des agents qui accueillent et répondent aux besoins de la population. Par son manque d’écoute et de discernement, le Maire et son représentant se sont égarés sur le chemin de l’action publique.
Pour améliorer le bien-être des publics vulnérables et des aînés on commence par prendre soin de la qualité de vie professionnelle des agents !
L’employeur a une obligation de prévention relative à tous les risques, pouvant survenir au travail. Le Maire doit prendre les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé des agents. Aujourd’hui la qualité du service public est gravement impactée par cette crise interne. Monsieur le Maire, contribuez à restaurer la confiance, tournez-vous vers l’avenir en mettant en œuvre une stratégie de qualité de vie au travail.
Trois défis sont à relever pour retrouver le chemin de l’apaisement :
– Donner les moyens aux agents pour accompagner les publics
– Renouer le dialogue social avec les organisations syndicales
– Mettre en œuvre des pratiques managériales valorisantes.
Le travail social traverse une crise profonde, des tensions sur les recrutements se font jour mais vous préférez que vos cadres quittent le CCAS, entraînant une désorganisation de l’action menée. Ouvrez les yeux, Monsieur le Maire, la qualité de vie professionnelle favorise les conditions d’exercice des métiers. Faire confiance, redonner du sens, renouveler les pratiques, c’est ce qu’attendent vos salariés. Ce sont les conditions pour que notre CCAS redevienne ce qu’il fut : une référence au plan national.
Monsieur le Maire, ne renoncez pas aux valeurs de la gauche : la solidarité, la fraternité et l’humanisme.
Hakima NECIB,
Présidente du collectif
17/03/2023
Lettre ouverte au maire de Grenoble
« Votre fuite en avant fiscale signe l’échec de votre projet politique »
Après un premier mandat consacré selon vous au « redressement de Grenoble », vous avez de nouveau sollicité les suffrages des habitants en 2020. Vous nous avez alors présenté un panorama élogieux de votre action accompagné d’un flatteur bilan financier…
Vous avez présenté aux grenoblois le « Projet en Commun » articulé autour de trois axes structurants : Protéger les biens communs, Garantir les sécurités, Cultiver l’émancipation et donner du sens à l’action. Au-delà de la diversité des actions proposées et de leur pertinence, l’absence de chiffrage budgétaire caractérisait votre ambitieux programme et à aucun moment vous n’en avez présenté les conséquences sur la fiscalité locale.
Vous qui déclariez, dans un grand média télévisuel que « les impôts locaux ce sont les plus inégalitaires et donc nous ferons les choix qu’il faut pour ne pas augmenter les impôts… », vous allez proposer au vote du conseil municipal de mars, une augmentation de 25% du taux des taxes foncières qui s’additionneront aux 7% de revalorisation des bases locatives décidées par le parlement pour tenir compte de l’inflation.
Vous qui vous prônez, à juste titre, l’exigence de l’éthique en politique, vous reniez donc vos engagements et trompez-les grenoblois. Enhardi par le fait que vous avez annoncé ne faire que deux mandats, vous n’aurez pas à assumer cette décision… C’est contraire au principe de responsabilité !
Vous qui appelez de vos vœux une démocratie plus vivante, participative, mettez vos actes en cohérence avec vos principes. En lieu et place de justifications peu crédibles, au caractère précipité et plus qu’imprécis, présentez un projet sérieux, coconstruit, aux habitants qui réponde à leurs attentes, qui prépare l’avenir. Chiffrez-le, et consultez les grenoblois ! Vous qui êtes attaché aux référendums d’initiative citoyenne, osez la consultation de tous ! Vérifiez votre légitimité !
L’incongruité budgétaire et fiscale que vous vous apprêtez à commettre, dans un contexte de crise du pouvoir d’achat, signe l’échec de votre projet et de votre démarche. Ils sont le signe d’un aveuglement qui vous porte à assimiler propriétaires fonciers et riches. L’immense majorité des grenoblois qui ont pu devenir propriétaires de leur logement ne le doivent qu’à leur travail, à une épargne patiemment accumulée. Le logement c’est du travail cristallisé, c’est une garantie pour les temps difficiles, pour une retraite méritée. Grenoble connaît déjà le plus fort taux d’imposition des villes de plus de 100 000 habitants, avez-vous fait réaliser une étude d’impact ? Percevez-vous les effets induits sur l’attractivité de la ville, sur la répartition entre locataires et propriétaires, sur le marché immobilier, sur le renchérissement à terme des loyers. Votre mesure est impréparée !
Vous qui appeliez à de nouvelles dynamiques territoriales, à des partenariats réaffirmés, vous avez inscrit Grenoble dans une conflictualité avec les décideurs publics et privés, avec l’État, la Région, le Département, la Métropole… Le dogmatisme, l’excès ne permettent pas de se rassembler pour le bien commun, ils éloignent les acteurs et privent Grenoble de nombreuses ressources.
Vous qui souhaitiez garantir les sécurités, percevez-vous les effets délétères de la hausse de la délinquance, dans les quartiers. Certes le trafic de drogue devient incontrôlable mais affirmer que l’on est pour la libéralisation ne fait pas office de politique publique. Ne percevez-vous pas l’état de dégradation du cadre de vie dans une ville taguée à outrance, aux rues et espaces publics salis, souillés ? Il n’y a pas de fatalité en la matière, de nombreuses grandes villes font mieux à force de détermination et de courage.
Vous qui souhaitiez que Grenoble s’inspire de la culture et porte l’éducation populaire, percevez-vous les effets de vos choix politiques et budgétaires ? L’éducation populaire est exsangue, le monde culturel fracturé, affaibli par une approche dogmatique.
Vous qui prétendiez faire de notre ville une zone de non fermeture des services publics, avez vendu des services publics essentiels comme GEG, et poursuivez pour des raisons budgétaires avec Grenoble Habitat au mépris de votre engagement de défense des services publics.
Monsieur le Maire, les grenoblois méritent attention et considération. Ils attendent du premier de leurs édiles présence, proximité, simplicité, sens du compromis mais aussi respect des engagements pris et ratifiés par le suffrage universel. Retirer un projet incompris, rejeté par une majorité, n’est pas se renier c’est écouter et comprendre les difficultés de ses concitoyens. C’est mettre ses actes en cohérence avec ses engagements.
Pour le collectif DEMAIN GRENOBLE
Hakima NECIB
Lettre aux habitants de Grenoble : un autre chemin est possible !
Notre maire et sa majorité ont voté lors du conseil municipal du 13 mars dernier une augmentation des taux de taxe foncière de 25%. Cette hausse se cumulera avec la revalorisation des bases de valeur locative cadastrale de 7% votée par le parlement pour compenser les effets de l’inflation. 38% des propriétaires recevront des services fiscaux, en septembre prochain, un avis les appelant à payer 300 à 600€, selon leurs situations. Grenoble deviendra ainsi la ville la plus taxée et endettée de France. Cette hausse rapportera à la ville 49 millions d’euros par an.
Le maire invoque enfin la nécessité « d’accélérer les transitions », formule de communicant habile mais creuse ! Qu’il faille s’adapter aux profonds changements énergétiques, climatiques, sociaux, nul n’en doute. Mais cela doit s’ancrer dans un projet et une programmation qui mobilise les forces vives de la ville et tous les partenaires : Etat, Région, Département, Métropole. Le collectif d’habitants « Demain Grenoble » demande à ce que le conseil municipal revienne sur cette décision abrupte, impréparée et adopte un budget modificatif.
Pour cela nous formulons 5 propositions :
1. Un diagnostic à partager
La municipalité rejette systématiquement les responsabilités sur l’Etat, un scénario apocalyptique nous est dressé. Alors que nombre de compétences municipales et les coûts afférents, ont été transférées à la Métropole pourquoi une telle dérive subite des comptes ? Qu’il faille maîtriser la situation, et gérer avec rigueur les finances de notre ville, chacun peut en convenir, à condition de disposer d’un diagnostic partagé incontesté et incontestable. Il est important de prendre le temps de l’information, du débat avec les grenoblois. Cette phase doit permettre de présenter un audit incontestable de la situation, distinguant facteurs externes et internes, impact des tensions inflationnistes, renchérissement des coûts énergétiques. Les grenoblois veulent comprendre.
2. Un Projet
Un projet communal et métropolitain légitimerait une hausse de la fiscalité locale. Rien de tel n’est présenté, la Région acteur majeur du développement économique est rejetée, le Département garant de la solidarité est exclu, la Métropole qui dispose des compétences majeures en matière d’aménagement du territoire est absente. Etre en désaccord permanent avec ces partenaires essentiels nous est préjudiciable, y compris financièrement. Ce projet devra préparer Grenoble à relever positivement les défis, les mutations en cours et à venir. Renouons avec la tradition d’innovation sociale et de développement économique de notre ville. Osons des mesures qui s’adressent à tous (gratuité des cantines scolaires ou des transports pour enfants et jeunes par exemple…). Fédérer tous les acteurs, les décideurs, dans la diversité de leurs appartenances, pour construire ensemble un projet inscrit dans la durée. Nous proposons une grande convention citoyenne pour dessiner Grenoble 2030.
3. Une réflexion approfondie sur son financement
Le maire déclarait récemment que « L’impôt n’est pas un gros mot » Il est certes nécessaire qu’une contribution commune soit demandée pour faire face aux charges publiques mais celle-ci « doit être également répartie entre tous les citoyens, en raison de leurs facultés ». (DDH 1789). Hélas, le maire, lui, choisit de concentrer l’effort fiscal sur les seuls propriétaires ou en cours d’acquisition, considérant, avec mépris « que ce sont des riches ». Après avoir déclaré aux médias nationaux que « les impôts locaux sont les plus inégalitaires et donc nous ferons ce qu’il faut pour ne pas les augmenter ». Il a décidé et imposé à sa majorité, d’augmenter massivement un impôt injuste et concentré sur 38% des propriétaires. Comment prétendre lutter contre les injustices en procédant ainsi ? La réflexion sur le financement des changements à venir aurait pu s’étendre aux fonds européens, aux participations croisées de l’Etat, du Département de la Métropole et pourquoi pas aux acteurs économiques pour peu qu’on leur trace des opportunités, que l’on ouvre un chemin de développement. Mais aucune perspective fiscale n’a pu être explorée car le projet est absent. Fonder un projet territorial de développement, de progrès, en construisant une programmation pluriannuelle des finances locales.
4. Un effort fiscal continu mais mesuré et progressif
Le rythme de l’augmentation doit être remis en cause car il mettra en difficulté nombre de ménages confrontés à la perte de pouvoir d’achat, des retraités aux petites pensions. C’est toute la classe moyenne qui a travaillé et épargné une vie entière pour devenir propriétaire de son logement. Le maire annonce « un bouclier social » pour lisser ces effets délétères, en période d’inflation et de baisse du pouvoir d’achat. Le maire entend-il agir en lieu et place du Conseil Départemental de la CAF, chefs de files des solidarités ? Distribuera-t-il des chèques pour payer sa taxe foncière ? Les grenoblois n’attendent pas de leur maire la charité mais l’égalité de tous devant l’impôt pour peu qu’il soit juste et proportionné à leur revenu. Pour maîtriser ses dépenses, il est impératif que notre commune se recentre sur le cœur de ses compétences et qu’elle agisse en respectant ses partenaires. Le cœur de métier de la ville c’est la tranquillité, salubrité et la sécurité. Les grenoblois ne perçoivent pas que leur cadre de vie se soit amélioré et que leur ville soit plus attirante, attractive. Nous proposons une augmentation plus raisonnable, qui ne dépasserait pas 10% de hausse totale. 7 conseillers municipaux, dont l’ancien Adjoint au Maire aux finances, ont osé contredire le Maire et ils ont été sanctionnés en leur retirant toutes leurs délégations, sans doute pour délit d’opinion divergente. Nous proposons, de planifier la réalisation du projet territorial soit jusqu’en 2030, date fixée pour de nombreux engagements sur le climat. Parallèlement nous demandons de planifier, de concert avec la Métropole, une progression des ressources fiscales qui ne saurait se limiter à un seul impôt pour une seule catégorie de contribuables.
5. Consulter les habitants
Grenoble, plus que d’autres villes, porte haut la citoyenneté, elle est éprise de liberté et de justice, son histoire en témoigne. Comment la population pourrait-elle être tenue à l’écart des choix qualifiés d’essentiels, de structurants, qui vont engager son devenir. En république c’est le peuple qui vote l’impôt, sa souveraineté s’exerçant par ses représentants. Votre majorité dispose certes de la légalité pour faire ce choix. Comment s’afficher comme porteur d’une démarche de démocratie locale et décider en urgence, c’est une trahison des engagements pris. Le risque est grand de porter atteinte et pour longtemps au consentement à l’impôt, à détourner la classe moyenne de son alliance avec les classes populaires. En agissant ainsi le Maire divise et attise les colères. Après une phase de présentation, d’écoute, d’organiser, sous une forme appropriée une consultation citoyenne portant sur les axes du projet Grenoble 2030. L’ampleur des changements à opérer pour répondre aux défis sociaux, économiques, environnementaux n’est pas affaire de fin de mandat dans un climat de discorde, d’autoritarisme, de dogmatisme. Grenoble et ses habitants attendent du Maire détermination dans l’action, respect de chacun, écoute. Fédérer, rassembler, donner du sens seront les conditions de la réussite, c’est cela servir Grenoble !
Pour le collectif Demain Grenoble
HAKIMA NECIB