Union de la gauche aux législatives : l’ancienne élue grenobloise Hakima Necib quitte le Parti socialiste

Union de la gauche aux législatives : l'ancienne élue grenobloise Hakima Necib quitte le Parti socialiste

Hakima Necib, ancienne élue grenobloise et membre du conseil national du Parti socialiste de 2018 à 2021, quitte son parti. Elle a expliqué pourquoi sur France Bleu Isère, elle était leur invitée ce jeudi matin à 7h45.

A un peu plus d’un mois des législatives, qui auront lieu les 12 et 19 juin, l’union de la gauche a du mal à passer chez certains cadres du Parti socialiste. On peut citer l’ancien premier ministre Bernard Cazeneuve. Et chez nous en Isère, certains ont, comme lui, décidé de démissionner. C’est le cas d’Hakima Necib, ancienne élue grenobloise sous le dernier mandat de Michel Destot et membre du conseil national du PS de 2018 à 2021. Elle a expliqué les raisons de ce départ ce jeudi matin sur France Bleu Isère.

France Bleu Isère : Vous avez donc choisi aujourd’hui de démissionner. La première question, c’est pourquoi ?  

Hakima Necib : Effectivement, je vais déjà vous expliquer les conditions de ma démission. Juste rappeler que j’étais membre du Conseil national du courant minoritaire de Stéphane Le Foll. Effectivement, la stratégie de l’effacement du Parti socialiste orchestrée par le premier secrétaire national, a commencé à partir des élections européennes. A partir du moment où il a fait le choix justement de nommer Raphaël Glucksmann sans débat interne, c’était un élément qui m’a interrogé au sein de ma famille politique, puisqu’on est basé quand même sur deux fondamentaux : le débat des idées et la démocratie. 

Donc, avant même cet accord potentiel avec les Insoumis, il y avait déjà quelque chose qui vous dérangeait dans la ligne de votre parti ? 

Tout à fait. Au niveau local, il y a eu une démarche d’union de la gauche que je ne contestais pas forcément, mais c’est plutôt la méthode. Le printemps isérois, les élections départementales qui ont contribué justement à effacer un certain nombre de socialistes sur l’agglomération grenobloise, avec une diminution aussi des élus. Donc là, j’ai pu m’exprimer en débat interne au sein de ma propre famille politique, avec mes inquiétudes de cette stratégie d’effacement qui s’accentuait davantage. Les présidentielles ont été également un marqueur en interne. Effectivement, par le refus d’un débat entre Stéphane Le Foll et Anne Hidalgo qui n’était pas forcément ma candidate, qui n’était pas la candidate qui représentait l’ensemble des territoires français. Donc, à partir de ce moment-là, je me questionnais. Et vous l’avez bien vu, avec le résultat des élections. Ce que j’attendais de ma famille politique, c’est quand on est malade, on établit un diagnostic. Effectivement, on essaye de voir comment on peut soigner les militants, avoir une réflexion, analyser les causes de l’échec et effectivement de se tourner vers l’avenir. 

Hakima Necib quitte le PS isérois en refus à la « soumission à l’idéologie de Mélenchon »

Hakima Necib quitte le PS isérois en refus à la « soumission à l’idéologie de Mélenchon »

FIL INFO – La militante socialiste et ancienne élue grenobloise Hakima Necib annonce sa démission du Parti socialiste. Et marque son opposition à toute alliance avec La France insoumise, qu’elle décrit comme une « soumission à l’idéologie de Mélenchon ».

« La vision de la société de La France insoumise n’est pas compatible avec notre histoire, n’oublions pas que c’est le Parti socialiste, parti de Blum, de Jaurès et de Mitterrand, qui a mené les conquêtes sociales. » Ainsi s’exprime Hakima Necib, figure du PS 38 et élue à la Ville de Grenoble entre 2008 et 2014 durant le dernier mandat de Michel Destot, alors qu’un accord entre les socialistes et LFI semble acquis pour les élections législatives.

Hakima Necib quitte le PS isérois en refus à la « soumission à l’idéologie de Mélenchon »