Hakima NECIB: la dame de “faire”

A la tête de son collectif Demain Grenoble, HAKIMA NÉCIB intègre le panorama politique grenoblois avec en ligne de mire les élections municipales 2026 avec la volonté de participer au retour d’une gauche modérée et progressiste aux destinées de la ville de Grenoble.

Par Sébastien Mittelberger https://le-fil.info/article/akima-necib-la-dame-de-faire/

le 8 juillet 2025

Hakima NÉCIB n’est pas une inconnue de la sphère politique grenobloise. 

Dès 2008, sous la dernière mandature Destot, cette désormais quinquagénaire officiait en qualité d’élue aux pratiques culturelles puis œuvrera dans le domaine de la prévention de la délinquance et de la sécurité publique. Directement rattachée à Jérôme Safar, premier adjoint de l’époque. « Une cheville ouvrière de l’ombre », comme elle aime à se qualifier, sincèrement modeste. 

En 2014, après la défaite de Jérôme Safar à l’élection municipale, elle pense rompre avec sa présence en politique mais dès 2015, elle reprendra du service en participant aux élections départementales. Mais avec un score bien que très honorable de 23,32% au premier tour et 42,67% au second, elle devra s’incliner face à l’écologiste Benjamin Trocmé. 

DEMAIN GRENOBLE

Puis la vie reprend ses droits. Hakima NÉCIB, directrice générale au sein d’un syndicat intercommunal rural, en charge des compétences médico-sociale et de santé, réapparait en 2022, contactée par des citoyens et des collectifs pour porter la voix de mécontentements face aux désordres engendrés notamment par la hausse de la fiscalité à Grenoble. 

Dès lors, Demain Grenoble nait de cette énergie citoyenne. Celle de porter une voix forte à gauche, détachée du dogmatisme en vogue boulevard Jean Pain. 

Pour parvenir à faire entendre cette voix et de se retrouver sur une volonté progressiste, Hakima NÉCIB s’appuie sur une excellente connaissance de la sociologie des habitants. Car pour cette grenobloise depuis 30 ans, qui a habité aux Baladins, à Teisseire, à la Villeneuve ou dans le quartier St Bruno, la trajectoire résidentielle est capitale. 

Plus encore qu’au travers de ce parcours citoyen, au plus proche des préoccupations des Grenoblois, Hakima NÉCIB connait parfaitement les rouages des politiques locales et nationales puisqu’elle a été, au-delà de ses fonctions municipales, membre du Conseil National du Parti Socialiste, notamment auprès de Stéphane Le Foll, formatrice nationale et membre de l’exécutif de la fédération PS de l’Isère. 

Pour cette femme engagée, Grenoble a des atouts majeurs mais demeure polluée par une politique municipale dogmatique et dénuée de vision, et même si elle s’est éloignée du Parti Socialiste en 2022, leur reprochant de prendre le chemin de l’effacement et de la radicalité en s’associant avec La France Insoumise pour des enjeux électoraux, elle reste une femme de conviction ou la sociale démocratie tient toute sa place. 

Depuis une année, alors que se dessine le panorama politique des futures élections municipales de 2026, Hakima Necib et son collectif Demain Grenoble consulte et échange avec les forces vives du territoire et ceux qui démontreront leur engagement quant à l’avenir de Grenoble. Au-delà des échanges et des rencontres, le moment est venu d’être force de proposition, de participer activement au débat public, dans le respect des habitants comme des institutions. 

Pour y parvenir, elle opère une jonction, dans un premier temps, intellectuelle, avec le Camp de base citoyen, mouvement orchestré par Pascal Clouaire, bien connu des Grenoblois. Les deux collectifs se séduisent. Leurs convergences sont nombreuses, tant sur les idées que sur la conviction que toutes les attentions doivent être centrées sur le quotidien des habitants, notamment auprès des classes moyennes et populaires, afin de construire un récit concret et redonner espoir à toutes et tous. 

UNE GAUCHE FRAGMENTÉE

Hakima NÉCIB sait pour autant que le combat à mener sera complexe. La gauche est fragmentée, protéiforme, constellée de courants, allant des plus radicaux aux plus progressistes. 

Ici, à Grenoble, la victoire d’Amandine GERMAIN, parallèle à celle d’Olivier FAURE à la tête du Parti Socialiste, la conforte dans ce choix qu’une autre voix de gauche est possible, souhaitable, indispensable. 

DEMAIN GRENOBLE…  ET PLUS SI AFFINITÉS

Avec Demain Grenoble et peut-être en opérant une collaboration plus concrète avec Grenoble Capitale Citoyenne, mouvement né des jonctions de Faces, d’Équinoxe et de Camp de base citoyen, Hakima NÉCIB compte bien concentrer toute son énergie à l’incarnation républicaine d’un bloc des gauches modérées.

RÉAL POLITIQUE

Mais le réalisme politique ne lui est pas étranger. Hakima NÉCIB en connait les turpitudes dans ses moindres détails. Elle a l’expérience des grands matchs. Après l’exercice sophistiqué de la mise en place des chefs de files, viendra le moment des consignes nationales provenant des instances nationales des formations politiques, celui-ci érodant les ambitions fratricides, les primaires florentines, celui-là indiquant le temps des désignations des têtes de listes. 

Hakima NÉCIB sait que l’engagement politique demande du courage et de l’abnégation. S’exposer politiquement ne se fait pas sans ignorer les coups et si elle n’a pas cette ambition de gouverner, d’être à tout prix sur l’affiche, elle entend participer avec toute l’énergie de sa conviction à ce qu’une gauche progressiste et sociale puisse trouver le chemin qui mène Grenoble à un destin plus apaisé, défait de toute forme de dogmatisme et ou les clivages cèdent la place aux valeurs républicaines et sociales.

Insécurité: Demain Grenoble rencontre la Préfète de l’ Isère

A la suite de l’interpellation du Ministre de l’intérieur, Hakima Necib, présidente du collectif Demain Grenoble, a rencontré la Préfète de l’Isère et le Directeur Départemental de la Sécurité Publique.

Les échanges ont porté sur le constat, les solutions envisagées et l’implication des citoyens dans la lutte contre le trafic de drogue à Grenoble et à l’échelle métropolitaine.

La Préfète a souligné l’importance de la présence des forces de l’ordre et décliné le plan départemental de sécurité publique. L’ensemble des acteurs en matière de prévention et de sécurité doivent être conviés et intégrés dans un dispositif global de lutte contre cette insécurité : continuum de sécurité.

C’est la raison pour laquelle la Préfète a préconisé des rencontres de travail avec l’ensemble des collectifs. Initiative portée par le collectif Demain Grenoble, qui accepte de poursuivre des échanges constructifs avec les services de l’État.

Taxe foncière : le collectif Demain Grenoble accuse Éric Piolle de « tromperies » et de « mensonges »

Taxe foncière : le collectif Demain Grenoble accuse Éric Piolle de « tromperies » et de « mensonges »

FLASH INFO – « Monsieur le maire, rendez la cagnotte fiscale aux Grenoblois ! » C’est sur cette injonction que s’ouvre le communiqué du collectif Demain Grenoble, présidé par l’ex-PS Hakima Necib, en date du dimanche 5 septembre 2023. Dans le viseur : la hausse décidée par la Ville de Grenoble de 25 % de la taxe foncière payée par les propriétaires, qui s’ajoute à la revalorisation “socle” de 7 % sur l’ensemble du territoire national.

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Lettre ouverte d’Hakima Necib au maire de Grenoble “Votre municipalité n’est plus à gauche.”

Lettre ouverte d'Hakima Necib au maire de Grenoble " Votre municipalité n'est plus à gauche."

TRIBUNE LIBRE – Au nom du collectif Demain Grenoble, Hakima Necib adresse au maire de Grenoble Éric Piolle une lettre ouverte intitulée « la trahison » pour dénoncer ses décisions politiques, dont la forte hausse de la taxe foncière. Ancienne élue grenobloise lors du troisisème mandat du maire Michel Destot et figure du Parti socialiste isérois, Hakima Necib a quitté le mouvement en mai 2022 pour marquer son refus d’une alliance avec la France insoumise dans le cadre des élections législatives.

Union de la gauche aux législatives : l’ancienne élue grenobloise Hakima Necib quitte le Parti socialiste

Union de la gauche aux législatives : l'ancienne élue grenobloise Hakima Necib quitte le Parti socialiste

Hakima Necib, ancienne élue grenobloise et membre du conseil national du Parti socialiste de 2018 à 2021, quitte son parti. Elle a expliqué pourquoi sur France Bleu Isère, elle était leur invitée ce jeudi matin à 7h45.

A un peu plus d’un mois des législatives, qui auront lieu les 12 et 19 juin, l’union de la gauche a du mal à passer chez certains cadres du Parti socialiste. On peut citer l’ancien premier ministre Bernard Cazeneuve. Et chez nous en Isère, certains ont, comme lui, décidé de démissionner. C’est le cas d’Hakima Necib, ancienne élue grenobloise sous le dernier mandat de Michel Destot et membre du conseil national du PS de 2018 à 2021. Elle a expliqué les raisons de ce départ ce jeudi matin sur France Bleu Isère.

France Bleu Isère : Vous avez donc choisi aujourd’hui de démissionner. La première question, c’est pourquoi ?  

Hakima Necib : Effectivement, je vais déjà vous expliquer les conditions de ma démission. Juste rappeler que j’étais membre du Conseil national du courant minoritaire de Stéphane Le Foll. Effectivement, la stratégie de l’effacement du Parti socialiste orchestrée par le premier secrétaire national, a commencé à partir des élections européennes. A partir du moment où il a fait le choix justement de nommer Raphaël Glucksmann sans débat interne, c’était un élément qui m’a interrogé au sein de ma famille politique, puisqu’on est basé quand même sur deux fondamentaux : le débat des idées et la démocratie. 

Donc, avant même cet accord potentiel avec les Insoumis, il y avait déjà quelque chose qui vous dérangeait dans la ligne de votre parti ? 

Tout à fait. Au niveau local, il y a eu une démarche d’union de la gauche que je ne contestais pas forcément, mais c’est plutôt la méthode. Le printemps isérois, les élections départementales qui ont contribué justement à effacer un certain nombre de socialistes sur l’agglomération grenobloise, avec une diminution aussi des élus. Donc là, j’ai pu m’exprimer en débat interne au sein de ma propre famille politique, avec mes inquiétudes de cette stratégie d’effacement qui s’accentuait davantage. Les présidentielles ont été également un marqueur en interne. Effectivement, par le refus d’un débat entre Stéphane Le Foll et Anne Hidalgo qui n’était pas forcément ma candidate, qui n’était pas la candidate qui représentait l’ensemble des territoires français. Donc, à partir de ce moment-là, je me questionnais. Et vous l’avez bien vu, avec le résultat des élections. Ce que j’attendais de ma famille politique, c’est quand on est malade, on établit un diagnostic. Effectivement, on essaye de voir comment on peut soigner les militants, avoir une réflexion, analyser les causes de l’échec et effectivement de se tourner vers l’avenir.